Une interface riche, pour quoi faire ? March 20, 2007
Posted by julien in : RIA , trackbackSi vous êtes un habitué du web 2.0, vous pourrez difficilement être passé(e) à côté. L’actualité (la mode ?) est aux interfaces riches.
Bref rappel :
- Les RIA qui proposent de nouvelles interfaces pour les sites internets existants, plus riches et plus ergonomiques que les interfaces web classiques que l’on connaissait jusque là. Les technologies majeures dans ce domaine : OpenLaszlo, Flex et bientôt WPF/E. A un autre niveau, Flash et Ajax
- Les RDA qui, elles, s’affranchissent du navigateur pour permettre à l’internaute de lancer une application indépendante. La principale différence avec des applications standards telles qu’on les connait jusqu’à maintenant est leur imbrication forte et native avec les technologies Internet, et leur simplicité d’installation. Les technologies majeures dans ce domaine : Apollo, WPF.
Nous allons donc nous retrouver d’ici quelques mois submergés par une vague d’applications RDA qui nous promettent de révolutionner la manière dont nous accédons à l’information. Pour tenir ces promesses, elles entendent améliorer l’ergonomie jusqu’alors limitée des sites internet et proposer des fonctionnalités qui étaient jusque là difficiles à mettre en place au sein d’un navigateur.
Concernant le premier point, des doutes s’élèvent déjà concernant l’utilisabilité des interfaces riches. En cause, le manque d’uniformisation des UI qui d’une interface à une autre peuvent dérouter l’utilisateur. Et je ne parle pas de l’accessibilité de telles applications, pour l’instant trés modeste.
L’apport de nouvelles fonctionnalités est quant à lui indéniable. Il suffit de regarder la démo Ebay d’Apollo pour s’en convaincre. Sans parler du mode déconnecté qui permettra d’utiliser l’application sans connexion au net ou de ne pas perdre son travail en cas de coupure réseau, comme cela peut être le cas avec de l’Ajax.
Les RDA seront-elles des application Premium ?
Des fonctionnalités additionnelles, une ergonomie qui à terme pourrait devenir supplanter celle des versions web classiques. Cela fait fortement penser à des fonctionnalités Premium, comme on a pu en voir fleurir il y a six ou sept ans quand subitement les startups ont réalisé que l’on ne pouvait pas, à l’époque, gagner d’argent avec du contenu gratuit.
Beaucoup se sont alors mis à scinder leur contenu en deux, en proposant une partie gratuitement et en faisant payer un abonnement pour accéder à la partie à forte valeur ajouter. C’est peut être ce qui va se passer avec les RDA.
Pour aller dans ce sens : il y a quelques temps, Le New York Times proposait à ses lecteurs un reader en WPF, en version beta.
Ce nouvel outil a été plebiscité par les utilisateurs car il apportait un confort de lecture incomparable et jusque là inégalé.
Or, depuis quelques jours et la sortie de la phase beta, le reader WPF est devenu payant, au grand dam de ses fidèles.
En conclusion, il n’est donc pas impossible que l’on se dirige vers une monétisation des interfaces riches, à tout le moins pour les éditeurs qui pourront leur donner des fonctionnalités suffisamment évoluées pour en justifier le prix.
Références :
Adobe Apollo : l’émancipateur de sites web
Pay $165 for New York Times Reader
My fears about RIA usability are coming true
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