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Une journée de labeur à la trappe November 15, 2007

Posted by julien in : Vrac , trackback

J’avais écrit il y a quelques temps ce premier billet sur le financement des radars automatiques.

Pour appuyer un peu plus mon propos, laissez moi vous conter une petite histoire.

J’emploie une personne pour faire l’entretien de mon jardin (grâce aux chèques-emploi service, trés pratique au demeurant). C’est quelqu’un d’extrêmement consciencieuse et travailleuse, qui s’est retrouvée sans emploi suite à une maladie.

Cette personne s’est faite prendre par un radar automatique embarqué, à quelques centaines de mètres de chez moi, dans un endroit non accidentogène (j’y passe tous les jours depuis 4 ans) mais certainement extrêmement rentable.

Résultat des courses : 51 km/h retenu (et encore, rappelez vous la polémique sur la précision de la mesure) et une amende forfaitaire de 90 euros. Cette personne a donc perdu suite au flash plus que le salaire net que je lui verse en une journée. Une journée de labeur partie en fumée pour un excés de vitesse dérisoire.

Encore une fois, je ne remets pas en cause le principe des radars automatiques, pour traverser souvent la France je trouve nos routes bien plus sûres depuis quelques années. Je dénonce juste l’hypocrisie qui consiste à les faire financer par les petits excés de vitesse d’automobilistes qui sont dans leur grande majorité tout sauf des chauffards.

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